La Tabatière d’argent – Chapitre 1

Comme indiqué dans mon précédent message, voici le début du livre de mon grand-père. Ne faites pas attention aux fautes de syntaxe et autres joyeusetés de l’an 1976 où mon grand-père a écrit cela avec passion, sans volonté de plaire, et sans même réfléchir ou presque. Commençons tout d’abord par l’avant-propos. Mon grand-père est mort en laissant derrière lui ce livre que j’ai découvert bien après… À partir de ce jour, l’intégralité des 104 pages que compose son manuscrit sera retranscrit ici même, sur Critikale. Un final de ma part sera écrit après le livre. Les paragraphes sont respectés scrupuleusement. Les textes seront corrigés plus tard, tout comme les anomalies dues à l’écriture « tout d’un bloc » de mon grand-père.

AVANT-PROPOS

Les lignes que vous allez lire, je les ai écrites en novembre 1976, c’était mes premiers mois de chômage. Personne ne peut savoir à quel point cela traumatise un homme que de perdre son emploi. Mais là n’est pas la question.

Qu’est-ce que ce récit ? Ce n’est certes pas de la littérature, même pas un roman ! Pour moi c’est un truc, oui, un truc, une chose qui me trottait dans la tête.

Je l’ai écrit comme ça, tout d’un bloc. C’est à dire à mesure que l’idée me venait presque sans réfléchir.

C’est pourquoi vous y rencontrerez quelques anomalies, mais où en est l’importance puisque c’est un truc. Vous pouvez même dire une « connerie », je ne m’en offusquerai pas. À moi cela m’a plu, et ne vous oblige pas à lire ces lignes.

J’ajouterai que le nom des personnes et lieux que j’ai écrit  sont purement imaginatifs, et une ressemblance avec quiconque ne serait que fortuite.

Je vous remercie de votre indulgence et, accepte toutes critiques.

Bernard SCHMID, le 8 novembre 1976

LA TABATIÈRE D’ARGENT

CHAPITRE 1, premières pages…

TORCY-LE-CHÂTEAU

Blotti au fond d’un vallon où serpente la petite rivière du joli nom La Chardonerette, c’est là que se trouve le village de Torcy-Le-Château.

Petit village de petite gens où chacun et chacune à sa place. Comme dans chaque village, il a son clocher, et au du clocher une croix où un vieux coq tourne et grince quand le vent souffle.

Près de cette église il y a l’école où aux heures régulières s’élèvent les cris des marmots en culotte courte, cris souvent accompagnés l’été par le piaillement des moineaux qui s’envolent des tilleuls sentant si bon en juillet.

Plus loin, en remontant la rue, la seule du village, se dresse la mairie. C’est quelque chose une mairie ! Il s’en passent des événements. On y va souvent comme à la maison commune disent les villageois.

Avant d’arriver à la mairie, nous serons passés près de la boulangerie que tiennent Monsieur Perrin et sa femme. Voilà un coin où le matin cela sent bon le pain chaud et le dimanche on y va chercher la brioche tout au beurre, au beurre du pays, de la ferme du haut chez Mirepoix.

Là, tout près, c’est chez Suzanne qui tient son épicerie-mercerie depuis près de 20 ans. Voilà une brave femme, toujours un bon mot, toujours un bonbon pour les enfants. Mes petiots comme elle dit.

En face, se trouve la boucherie des Mégrand, de père en fils. En haut de la rue, il y a la grande maison, les gens de Torcy l’ont appelé ainsi par ce qu’elle appartenait dit-on autrefois à une duchesse ruinée, la duchesse du Mont du Haut. C’est là que demeure le Docteur Lescourd, homme dévoué et serviable.

À la sortie du village dans un boutique où résonne le son du marteau et où cela sent la corne brûlée règne en maître le maréchal ferrant. C’est le père Benoit. Dès 6 heures du matin, il fait chanter son enclume et tire sur la chaîne d’un énorme soufflet qui ranime les braises de la veille.

Nous quittons les premières maison de Torcy et, en suivant un chemin poussiéreux pendant un quart d’heure mais, ce sera un enchantement car ce petit chemin est bordé de haies d’aubépine et de peupliers dont les feuilles frémissent même par une journée sans vent. Puis on arrive au petit pont de pierre couvert de vieille mousse où presque tous les gens se sont assis. Sous ce pont si romantique coule en chantant la petite rivière citée plus haut : La Chardonerette, petit ruisseau où l’ont vient en bande chercher des écrevisses et pécher les vairons.

Poursuivons notre chemin pour arriver à la gare, oui, Torcy-Le-Château à sa gare, petite maisonnette aux volets peints couleur vert, aux murs noircis par la fumée des locomotives. En haut de la porte une grande plaque émaillée bleue est inscrit en blanc Torcy-Le-Château. Bien sûr ce n’est pas une gare de grand importance, un train en part le matin, un autre arrive le soir mais un village sans gare c’est un village inconnu du monde.

Si vous le voulez, nous retournerons au village. Remarquez que j’aurai dû vous faire passer par la gare pour aller au village mais nous prendrons un autre chemin.

Nous passerons par le chemin de la Gravière, et là, nous arriverons au pré du Lièvre et traverserons le bois du Pendu. Le temps que je vous dise pourquoi ce chemin s’appelle « de la Gravière » et le bois « du Pendu », nous serons arrivés.

… La suite le vendredi 24 août 2018.


Un commentaire Ajoutez les votres
  1. C’est chouette comme idée, en plus c’est bien écrit et ça donne envie de découvrir Torcy-Le-Château même si on imagine aisément le changement en plus de 40 ans… vivement la suite !!

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