Suicide, l’explication

Pour une fois, je suis ponctuel sur mes annonces à la con. J’avais parlé d’un article le 16 septembre, et bien le voici. Et soyons direct.

Si vous lisez entre les lignes, depuis 2005 et même depuis peu de temps en fin de compte car l’ambiance ne change guère, vous savez que je suis particulièrement fragile et que j’ai tenté de me suicider en 2018 (2017 ?). Mon psy m’a indiqué que je m’y étais mal pris car le coup de couteau sur la veine de l’avant-bras gauche n’avait pas été porté verticalement. Je l’ai remercié et je n’ai pas pris de second rendez-vous. La minuscule cicatrice sur mon poignet témoigne bien de cet acte répugnant pour certains mais aussi d’un acte complètement foiré, manque de technique et certainement de volonté, et allez, de courage aussi. Du coup, je sais m’y prendre maintenant.

La raison de cette volonté de mettre fin à mes jours est simple (le « pourquoi ?« ). La raison qui me pousse à attendre le bon jour l’est tout autant (le « quel sera le bon jour ?« ). Personne peut savoir ce qu’est ma vie, ce qui se passe dans ma petite tête. Normal, je n’en parle pas, ou juste des mots débiles balancés sur ce site histoire d’attirer l’attention. Même pas pour qu’on m’extirpe de cet état pitoyable mais parce que j’aime bien écrire des trucs. Même très cons. Vous le savez, tout à commencer par l’absence de fertilité de la part de mes boules. Ou plutôt de la part de ma semence ô combien inutile. Ainsi, on peut dire que mon état a empiré depuis 2010, ce fameux 7 mai 2010 où je parlais des résultats de mon premier spermogramme.

POURQUOI ?

Je vais la faire courte, depuis ce jour précisément mon moral à chuter en flèche, ma confiance en moi qui était déjà franchement naze c’est totalement effacé devant tous ces mâles non stériles qui entouraient chaque copine de ma connaissance et en 2013 j’ai perdu un amour de presque 9 ans. Perdu car les aléas de la vie mêlés à mon incapacité de remonter la pente à broyer un couple que tout le monde jugeait « solide ». Qu’importe, la peine est passée (depuis pas si longtemps) mais les remords non. Où en étais-je ? Ah oui ! Ma stérilité. Certains (certaines surtout) m’ont dit que je pouvais très bien adopter mais selon moi, c’était complètement crétin, j’ai des raisons simples. Peut-être absolument débiles mais ce sont mes raisons. Après 2013, le nombre de mes contacts s’est retrouvé bien moins grand (et plus fragile aussi). Je ne comptais que deux amis restants et mes soirées se résumaient à me morfondre et me plaindre de moi-même. Cette grosse raison (qui peut paraître ridicule pour nombreuses personnes) fait partie à 70 % de mon envie de me suicider. L’inutilité de mon corps et ne pas avoir la possiblité de donner la vie, du moins de la créer de concert car la vie, c’est la femme qui fait le job, en conclusion. C’est simple non ? Les 30 % restants sont un amas de bien des choix complexes et totalement crétins que j’ai adopté dans ma vie depuis que je suis né. Les regrets c’est de la daube bien sûr mais il m’est juste impossible, et je pèse mes mots, de les oublier ou atténuer. Clairement. Et là, je ne rentrerais pas dans les détails.

QUEL SERA LE BON JOUR ?


Il est un peu étrange pour les personnes proches de moi de savoir que demain, je ne serai peut-être pas là, ou même une heure après m’avoir parlé… Que je vais enfin avoir le courage de me couper les veines (technique retenue, ou médicaments mais je dois encore rechercher des trucs). Le bon jour sera lorsque j’aurai réglé mes petites affaires en ce monde :

• régler tous mes crédits à part mon appartement (pour cela j’ai mon idée)

• finir d’écrire mon testament qui est plutôt une lettre d’adieu rigolote

Les crédits, je suis en train de m’en charger. Pour la lettre, elle est bientôt terminée mais il manque des éléments… particuliers. Du coup, ce sera l’an prochain au maximum sauf si j’arrive à mes fins pour l’appartement bientôt. L’intégralité de ce que je possède est déjà listé quelque part et les heureux futurs propriétaires sont sélectionnés. J’ai récemment viré mon ami d’enfance de ma lettre car il est hélas, ce que je n’imaginais pas et ce qui m’a donné le coup de grâce cette année, l’accélérateur de tout ceci, avec mon travail bien sûr. Et tout ce qui m’entoure de près ou de loin.

Dernière chose même si Critikale n’est plus que l’ombre de lui-même, je chie sur ceux qui me critiquent ou osent prétendre me connaître en balançant des saloperies sur ma personne. Je chie sur bien des personnes en ce monde et avant ma mort elles le comprendront.

Ultime chose, Critikale poursuivra ses mises à jour irrégulières pendant 2020. Les nouvelles consoles ne seront pas dans mon salon car mes décisions sont prises, à tous les niveaux.

Je ne suis pas triste ce soir, un grand final m’attend.

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