1977-2007

Lorsqu’une date est importante à mes yeux, j’aime glisser le curseur de ma souris sur l’horloge magique de Windows XP (pas les sous pour passer à Vista) et me délecter de l’infobulle qui apparaît alors, comme par un enchantement divin et chaleureux. Nous sommes le 14 juin 2007, soit 30 ans après que je sois né à Fontaine-lès-Dijon. Pas exactement certes car c’est précisément à 22h50 que ma mère a pu m’expulser pour voir la tête de mon premier humain. La vie commençait alors par un cordon ombilical autour du cou qui a faillit mettre fin très rapidement à mon existence. J’ai eu une enfance comme un peu tous les gamins. Mes parents ont divorcés en 1983 lorsque j’avais 6 ans. Pendant quelques années, j’ai voulu qu’ils se remettent ensemble, j’ai abandonné. Une tristesse silencieuse se prolongeait pourtant en moi mais je n’en parlais pas. Ni à mon frère, ni à personne d’autre.

Mon adolescence a été sans nulle doute le pire. Une scolarité sympathique mais désordonnée, des profs ne comprenant rien à mes dissertations, même pas la douleur qui s’en dégageait. Vu que je ne faisais rien pour avoir plus de 11 de moyenne, ils ont été ravi d’apprendre que je souhaitais entrer aux Compagnons du Devoir. Je maudit les professeurs, les instituteurs, toute l’éducation française. Sans elle, je serai certainement mieux diplômé et j’exercerai un métier qui me passionne vraiment. Aux Compagnons du Devoir, j’ai appris le renferment sur soi et la sollitude. C’est à cette époque que j’ai commencé à m’interesser grandement aux jeux vidéo en achetant mon premier Consoles+ pour m’occuper, seul dans ma chambre, sans ami. Bien que j’étais déjà bien atteint. J’aime ce mot, « jeux vidéo », il plairait à tous les tocards qui insultent ce loisir en prétextant que le Diable est en nous, nous autres joueurs. Après les Compagnons (patisserie-boulangerie), je me suis dit que tout allait mal, qu’il fallait que je me barre loin, très loin. C’est alors que j’ai voulu me lancer dans la Mécanique pour faire plaisir à mon père, histoire d’être un homme, un vrai.

Mille fois hélas, c’est aussi l’année des conneries, la paire d’année que je regrette le plus. Une horreur. Je me suis encore plus renfermé et je me suis une nouvelle fois enfui après avoir obtenu mon BEP. Puis ce fut la comptabilité, non pour faire plaisir à ma mère mais à moi cette fois-ci. J’aime les chiffres, ils me passionnent. Je suppose que ces deux années passés à étudier mon BEP Compta ont été les meilleures. Je commençais à me sentir mieux dans ma peau, à parler un peu plus (un ou deux mots par semaine). Lorsque j’allais dans un magasin, de nombreuses personnes me demandaient des renseignements, alors j’ai changer, direction le commerce, où je sévis actuellement. Le Bac en poche, j’ai trouvé rapidement divers boulots non sans passer par la case Armée. Ne souhaitant pas gagner 500 misérables francs par mois avec ce stupide Service Militaire, je me suis engagé. J’ai rencontrer des gens, tous pleins. Je me suis vite enfui, de nouveau. Mon Lieutenant-Colonel m’a autorisé à partir car je voulais revenir dans le commerce après mes différents stages passés aux Nouvelles Galeries (à l’époque) et à Toys’R’Us. Je suis parti et me voilà prêt pour deux entretiens à Planète SATURN, une bien jolie enseigne. J’y suis aujourd’hui, pour combien de temps ?

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