Encore un Nouvel An sans toi

Autrefois, lorsque la vie n’était pas si austère, lorsque je ne me demandais pas chaque jour comme le monde peut tourner ainsi, j’attendais sagement une quinzaine de jours. Oui quinze jours car je me souviens de moments, d’instants presque, à attendre que les jours passent afin de serrer dans mes bras un ours en peluche qui était pour moi un Grand Homme, un pilier sur qui je me reposais quelque fois. Le temps passe et chaque jour qui s’éveille me fait penser à mes souvenirs, mes souvenirs dorés où je me souciais de bien peu de choses, où l’énergie que je dépensais était égoïste, où j’arrivais tous les soirs à être comblé, simplement. Maintenant, je compte les jours qui nous séparent de notre dernière rencontre. Plus vraiment d’occasion de se voir, plus de Time Bandit, de dialogues informatiques, plus de randonnée à me porter les objets ramassés sur les chemins, plus de sandwiches à la braise, plus de plume manuscrite, plus de rien. Que de l’électronique et des messages virtuels.

Aujourd’hui, je souhaite une excellente année 2011 à mon père, ce pilier brisé. Mais brisé n’est pas cassé.

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