Choisir son avenir

Alors que le Grand Article 2014 approche et que vous tremblez tous (et vous pouvez), je me suis surpris il y a quelques jours à parler avec mon chat. Mais pas à lui parler comme un chat, mais comme un confident.

Ces jours-ci, on me surprend à être dans le vide. Un regard ailleurs, comme figé dans le temps, à la recherche d’une image, d’une silhouette que je pourrais serrer dans mes bras, d’une page qui ne serait plus blanche. Il y a une poignée de jours, on m’a informé que je n’allais pas bien, qu’il est temps que je prenne du recul, qu’il faut que je sois ouvert aux autres, et à la gente féminine surtout. Je vais donc vous conter, une nouvelle fois, une histoire, une histoire hélas véridique.

Il était une fois un petit garçon qui n’était pas le plus heureux des petits garçons mais qui avait des idées, des combats, des choses à faire, un avenir à espérer malgré les difficultés de la vie. Ce petit garçon fit plein de choses pour trouver ce qu’il aimait vraiment. Il fut les mains dans la pâte à pain, il fut les mains dans les copeaux d’acier finement tranchés, il fut dans les colonnes d’un bilan comptable, il fut aussi dans un magasin ou plusieurs pour conseiller des objets idiots. Ce petit garçon avait un rêve, un rêve facile, un rêve vraiment simple, que tout petit garçon peut prétendre, avoir une famille. L’image habituelle d’une série US parfaite. Une petite femme un peu folle mais qui donne envie d’avancer, des enfants bien sûr, un chien courant comme un dingue vers la piscine pour revenir vous éclabousser, un douce musique qui tourne derrière qui cacherai presque les amis qui arrivent alors pour passer une gentille soirée près du feu à se raconter des blagues et des clichés.

Mais ce petit garçon a grandi. Ce petit garçon n’est plus rien, on lui a volé celle qui devait être sa femme, on lui a volé celle qui devait être la maman de ses enfants, on lui a volé ses amis, sa famille, on lui a volé car il l’a mérité. Alors je parlais il y a peu à mon chat, je lui ai dit ceci : « dis-moi Oxo, crois-tu qu’il est bon d’en finir ? ». Il n’a pas répondu alors j’ai poursuivi « à quoi bon rester vivant s’il n’y a rien demain ? ». Il n’a pas répondu alors j’ai poursuivi « et si je restais, de quoi sera fait demain, est-ce plus noir qu’aujourd’hui ? ». Il n’a pas répondu alors je me suis dit qu’il était temps de fermer les yeux et de vous dire que ce Grand Article 2014 devra être lu du début à la fin car qu’on se le dise, il sera important, bien plus important que toute ma vie.

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