Le coup de cafard final ?

Vous le savez, Critikale est en ligne depuis 2005 (sous le nom de Killmyself, puis de Rijkaan…). Cependant mes journées étant de plus en plus complexes, il est temps de faire le point.

Critikale a toujours été présent, malgré ses constantes fermetures et ainsi ma versatilité. Présent pour qui ?

Pour ceux qui apprécient mes écrits ?

Toutes les personnes qui ont un attachement particulier à ma drôle de vie scrutent certainement les moindres infos sur ce site, à la recherche d’un paragraphe parlant de ma petite personne et de ce que je fais en ce moment. Ils ont été séduits à un moment donné par quelques textes et reviennent régulièrement.

Pour les curieux ?

Les curieux sont ceux qui ne me connaissent pas, jamais croisés, ou par hasard entre les rayons d’un supermarché, d’anciens collègues… C’est devenu une habitude, un truc qui lisent de temps en temps, en train de pousser sur leur trône, ou pendant une publicité. Un petit aller sur Critikale, on regarde, vite-fait et on se dit que notre propre vie est bien meilleure que celle de ce bouffon.

Pour les ennemis ?

Des ennemis, tout le monde en a. Ou presque. Ici ennemi est un mot vaste, complexe. Dans tous les cas, ces visiteurs réguliers attendent le moindre article pénible pour ma part afin de se satisfaire de leur haine envers moi. Qu’ils se rassurent, l’année 2022 n’est pas simple du tout.

Pour des liens ?

Non point de liens amicaux mais des liens sur d’autres sites, une recherche Google, une image qui renvoie sur l’un de mes articles foireux. Ceux-là passent, gentiment, lisent ou non ce qu’ils ont en face, et reprennent le chemin des recherches Internet ou de YouTube. Ils oublient Critikale bien vite ou, de temps en temps, cliquent sur Favori pour me suivre quelque temps.

Pour mes amis ?

Ceux-là, j’en parle de temps en temps sur mon site et il faut maintenant une explication.

Je dis souvent que je n’ai pas d’amis, ce qui n’est pas le cas mais il y a un sens tout particulier à ce mot qui m’empêche de le penser, de le reconnaître. C’est la raison pour laquelle la citation de Jules Renard « Il n’y a pas d’amis, il n’y a que des moments d’amitié » est tellement vraie. Je pense avoir des amis, en effet, des gens pour lesquels je peux compter, qui connaissent relativement ma vie, et surtout qui peuvent être certains que je serai là pour n’importe quelle raison, qu’il suffit de me demander. Ces amis là sont réels certainement mais je ne les vois pas, jamais. On vit des vies détachées, seuls de notre côté mais c’est justement là où mon coup de cafard est tellement immense.

Ces amis souhaitent savoir si tout roule, si malgré mes plaintes et mes envies suicidaires je suis toujours là, à mettre à jour cet étrange site et à débiter des conneries. On ne m’a pas appris à être heureux, en d’autres termes, on ne pas pas montrés que la vie pouvait être belle, je me suis renfermé totalement d’année en année et je ne peux plus sortir du sentier qui me mène à la fin.

C’est donc la fin de tout ?

Pas exactement. Ce n’est pas la fin de Critikale car je ne me suis pas emmerdé à remettre en ligne les images de mise en avant pour fermer ensuite mon site. Critikale reste en ligne et d’autres articles arriveront. La durée de cette pause devrait être de deux mois, le temps de réfléchir (grandement). Je pense qu’un nouvel article apparaîtra gentiment vers le 1er novembre 2022. Je ne joue à rien en ce moment (j’ai pourtant le choix) et mes soucis externes ne sont pas simples à gérer, trop complexes pour être serein. Alors je vous donne rendez-vous début novembre pour plusieurs articles (normalement) sur divers jeux vidéo (sur les supports habituels), de divers jeux de société (Counter Attack, Blood Bowl Seconde Saison, Kill Team…) et bien sûr d’actualité en général (et de dessins idiots).

À force de résister, je vais finir par m’écrouler en silence.

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