{"id":262,"date":"2013-02-28T00:00:00","date_gmt":"2013-02-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/critikale.com\/?p=262"},"modified":"2026-07-12T13:12:14","modified_gmt":"2026-07-12T13:12:14","slug":"fevrier-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/critikale.com\/index.php\/2013\/02\/28\/fevrier-2013\/","title":{"rendered":"F\u00e9vrier 2013"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">20 &#8211; <a>Le dernier article<\/a><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&rsquo;article ci-dessous devait \u00eatre le dernier de Critikale. Ayant besoin d&rsquo;un refuge pour \u00e9crire et donner&nbsp;un peu de moi aux autres, le voici de retour.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis presque 9 ans, j&rsquo;\u00e9cris un article sur ce blog au doux nom de Critikale (critiques de Alex). Il y a eu des coups de gueule bien s\u00fbr, des changements d&rsquo;interface, je ne les compte plus, il y a eu de bons moments, des moments noirs aussi, surtout, dirons certains. Il faut que je sois sinc\u00e8re un seul instant peut-\u00eatre pour fermer les portes de mon petit havre de paix, mon blog o\u00f9 je m&rsquo;\u00e9clipsais pour me reposer, pour partager une vie qui m&rsquo;a affaibli. \u00c0 moi maintenant de remonter la pente, la descente est facile, escalader des montagnes pour vivre heureux est bien plus compliqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Alors voici le testament de Critikale<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Je t&rsquo;aime mon fr\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tu es pour moi un mod\u00e8le de r\u00e9ussite. M\u00eame si tes diff\u00e9rents emplois n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 glorieux compar\u00e9s&nbsp;\u00e0 ton intelligence. Tu es un peu mon id\u00e9al. Un mec mari\u00e9, avec un bel enfant, une femme qui t&rsquo;aime, un boulot certainement ingrat mais o\u00f9 ton caract\u00e8re et ton \u00e9nergie triomphent. Tu es mince, je suis enfle, tu as les yeux verts et des cheveux noirs, je suis chauve avec des yeux couleur vomi. Tu mesures plus d&rsquo;un m\u00e8tre 80, moi, avec mon 1,79 m, je suis comme un truc inachev\u00e9. Un truc laiss\u00e9 \u00e0 l&rsquo;abandon bien des ann\u00e9es durant. Je naviguais tant bien que mal dans une vie que je n&rsquo;ai jamais compris. Comme un souffle vid\u00e9 d&rsquo;oxyg\u00e8ne. Tu as toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0 pour moi, \u00e0 ton niveau. Certes j&rsquo;aurai aim\u00e9 un fr\u00e8re plus proche de moi, qu&rsquo;on ne grimace pas lorsqu&rsquo;on s&#8217;embrasse, comme une vraie famille. Pendant longtemps nous nous sommes regard\u00e9s comme des amis, certainement, j&rsquo;ai toujours \u00e9t\u00e9 jaloux de l&rsquo;amiti\u00e9 si grande que tu partageais avec ton meilleur ami Vincent. J&rsquo;ai toujours \u00e9t\u00e9 jaloux de tes amis en fin de compte. Jaloux de cette complicit\u00e9, de tes soir\u00e9es potes et bi\u00e8res, de tes connaissances de tout, du monde, de chaque parcelle de la vie. Aux jeux intellectuels, tu me surpasses, en sport tu me d\u00e9passes, dans la vie de tous les jours aussi, je suis derri\u00e8re, constamment effac\u00e9, en retrait. Comment pourrait-il en \u00eatre autrement. Je t&rsquo;aime mon fr\u00e8re, tu es mon mod\u00e8le, un vrai mec, le mec que j&rsquo;aurai aim\u00e9 \u00eatre et que je ne suis pas car je n&rsquo;ai pas su, \u00e0 un moment donn\u00e9, \u00eatre devant les autres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Je t&rsquo;aime&nbsp;maman<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toi qui m&rsquo;a toujours dit que j&rsquo;\u00e9tais gros, que je n&rsquo;\u00e9tais pas intelligent, que je ne faisais rien \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, que j&rsquo;\u00e9tais enfle, que je n&rsquo;\u00e9tais pas comme mon fr\u00e8re. Je ne t&rsquo;ai jamais appel\u00e9 \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb. C&rsquo;est un terme p\u00e9joratif, litt\u00e9rallement, mais il est si doux. Et ton enfance fut si dure. Une chose est s\u00fbre, tu es la meilleure et m\u00eame si nos&nbsp;engueulades \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, du temps o\u00f9 j&rsquo;\u00e9tais un sale m\u00f4me, furent si pesantes pour moi et ma sociabilit\u00e9, je reste certain que toi, de ton c\u00f4t\u00e9, tu as tellement souffert qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas possible d&rsquo;\u00e9duquer tes enfants autrement. Je pense que je n&rsquo;ai pas eu une enfance facile, je n&rsquo;ai quasiment aucun souvenir, c&rsquo;est comme si je m&rsquo;\u00e9tais r\u00e9veill\u00e9 lorsque j&rsquo;avais 16 ans. J&rsquo;aimerais te serrer fort contre moi lorsque je pleure tout seul dans mon lit vide ou lorsque je flatte&nbsp;mes boules de poils. Mais l\u00e0 encore, notre famille n&rsquo;est pas comme \u00e7a, nous ne sommes pas une vraie famille car trop disperc\u00e9s, il y a eu tellement de malheur, personne ne pourrait comprendre cette souffrance. Je t&rsquo;aime ma maman, tu es jolie, jeune et d&rsquo;un courage \u00e0 toute \u00e9preuve, tu as une telle force et une telle tristesse en toi. Je serai toujours l\u00e0, juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, notre \u00e9ducation a fait ce que je suis aujourd&rsquo;hui, et malgr\u00e9 mon caract\u00e8re, tout est fa\u00e7ade pour ne pas me briser \u00e0 chaque instant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Je t&rsquo;aime papa<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Oui, tu nous as quitt\u00e9 mon fr\u00e8re et moi. Oui, je ne te le pardonnerai jamais car abandonner ainsi tes enfants, par un divorce, par la necessit\u00e9 de voir autre chose, tu as bris\u00e9 mon enfance. Mais est-ce r\u00e9ellement \u00e7a ? Connais-tu les instants les plus beaux&nbsp;de ma vie, les connais-tu au moins ? As-tu suivi l&rsquo;enfance de tes enfants ? Lorsque j&rsquo;allais chez toi, lorsque nous jouiions ensemble sur Atari ST, \u00e0 des jeux encore sur disquette(s), lorsque je te regardais avec des yeux brillants en te prenant pour Dieu. Ces moments l\u00e0 sont les plus pr\u00e9cieux, que je garde \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de mon coeur. Nos randonn\u00e9es, ces molets \u00e9normes dont j&rsquo;ai h\u00e9rit\u00e9, \u00e9taient merveilleuses. Bien s\u00fbr je gueulais, je pleurais comme un enfant qui ne voulait pas marcher \u00e0 ce point. Mais je me souviens de chaque m\u00e8tre, je me souviens des sacs \u00e0 dos, de la pluie de Saint Christophe, de la mont\u00e9e du&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.montagne-oisans.com\/montagne-alpes-sejours-28.html\"><strong>Ch\u00e0telleret<\/strong><\/a>, du refuge de la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.montagne-virtuel.com\/05\/refuges\/pilatte\/refuge.php\"><strong>Pilatte<\/strong><\/a>. Je me souviens des c\u00f4tes de porc \u00e0 la braise, de la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.prymacontact.fr\/outdoor\/randonnees-camping-survie\/gourdes-flasques-et-thermos\/gourdes\/gourde-bota\"><strong>Bota<\/strong><\/a>&nbsp;avec Pierre. J&rsquo;ai toujours un certain mot avec un tigre o\u00f9 \u00e9tait inscrit \u00ab\u00a0sois fort mon fils\u00a0\u00bb avec ton imprimante matricielle. Tous ces souvenirs sont ancr\u00e9s en moi et ne partiront jamais. Nous nous comprenons pas mais je comprends ta vie, je comprends ce que tu as fait et endur\u00e9. Tout comme mon fr\u00e8re, tu es un mod\u00e8le, certes il y a des points noirs mais l\u00e0 encore ton intelligence est grande et moi \u00e0 c\u00f4t\u00e9, qui suis-je ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Je t&rsquo;aime ma petite s\u0153ur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Demi-soeur ou pas, tu fais parti de ma vie, tu es ma s\u0153ur et si dans notre existence, il n&rsquo;est pas simple de nous voir, je pense \u00e0 toi. Sois forte comme notre p\u00e8re nous le demande. La vie n&rsquo;est pas dure, elle le devient si on ne fait rien pour qu&rsquo;elle demeure simple.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Je vous aime mes amis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous qui me comprenez, mon petit comit\u00e9. Vous avez la patience de me supporter, les mots qui me r\u00e9confortent, l&rsquo;humour qui me fait rire, la vie qui me fait envie&#8230; Il n&rsquo;est pas simple de me comprendre et croyez moi, je ferai tout pour vous, m\u00eame si un de mes auteurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, Jules Renard, dit \u00ab\u00a0il n&rsquo;y pas d&rsquo;amis, il n&rsquo;y a que des moments d&rsquo;amiti\u00e9\u00a0\u00bb, je suis s\u00fbr que ces moments l\u00e0 peuvent durer aussi longtemps que possible dans mon c\u0153ur et dans le c\u0153ur de chacun. Et les instants d&rsquo;amour, de partage, sont bien plus importants qu&rsquo;une simple pr\u00e9sence physique. Je vous aime mes amis, vous vous reconnaitrez, peut-\u00eatre pas tous d&rsquo;ailleurs&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Je t&rsquo;aime Lili<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tu as d\u00e9cid\u00e9 de vivre ta vie, de me quitter au moment le plus difficile de ma vie. Tu as fait ton choix, le bon je ne sais pas, mais un choix cela se&nbsp;respecte, sois en certaine. Maintenant et presque tous les jours, je pleure seul dans cet appartement qui devait \u00eatre un renouveau pour notre couple. 8 ans de bonheur pour moi, 8 ans g\u00e2ch\u00e9s par cette non communication. Pour une jeune femme munie d&rsquo;un BTS Communication, c&rsquo;est bien triste. J&rsquo;ai mal chaque jour en pensant aux erreurs pass\u00e9es, au fait que j&rsquo;aurai pu largement te rendre heureuse. J&rsquo;ai \u00e9norm\u00e9ment souffert depuis le d\u00e9m\u00e9nagement du Dauphin\u00e9, oui depuis tout ce temps. Je n&rsquo;ai pas parl\u00e9, je n&rsquo;ai rien dit \u00e0 cause de mon orgueil. Je souffrais tellement de ces voisins, de ce bruit qui me cassait la t\u00eate et me brisait l&rsquo;existence. J&rsquo;ai mal agit, je ne voyais pas ta souffrance devant mon caract\u00e8re de chien. Je ne pense pas \u00eatre quelqu&rsquo;un de mauvais, je ne suis que moi, un mec o\u00f9 l&rsquo;enfance fut si difficile que je n&rsquo;arrive pas \u00e0 remonter la pente. Un psy m&rsquo;as-tu demand\u00e9 ? J&rsquo;ai tent\u00e9, oui, mais il faut d\u00e9j\u00e0 que je parle avec ma famille et cet article, cet ultime article, est d\u00e9j\u00e0 un bon d\u00e9but m\u00eame si l&rsquo;\u00e9criture est facile. Les mots restent cependant. Je t&rsquo;aime tellement, j&rsquo;ai cr\u00fb un long moment que tu serais de retour, que nous serions de plus en plus heureux avec nos discussions. Je n&rsquo;ai jamais parl\u00e9, je n&rsquo;ai jamais \u00e9voqu\u00e9 un seul instant mes craintes, mes peurs et mes blessures. Oui ma Lili, j&rsquo;ai perdu ton amour, celui qui me donnait la force, qui me donnait envie de continuer dans un monde qui me fait peur. Tu seras certainement heureuse maintenant et moi, en essuyant ces derni\u00e8res larmes, je vais enregistrer ce dernier article, attendu. Je n&rsquo;esp\u00e8re plus te r\u00e9conqu\u00e9rir un jour car je t&rsquo;ai perdu depuis longtemps mais je suis s\u00fbr qu&rsquo;il \u00e9tait facile de te rendre heureuse et que j&rsquo;avais tout pour r\u00e9ussir, tout pour finir ma vie avec toi. Je t&rsquo;aime ma Lili. ces semaines ont \u00e9t\u00e9 les plus dures pour moi et nombreuses personnes pourront en t\u00e9moigner. Aurevoir, et surtout, crois-moi, je ne suis pas un mauvais homme, on ne m&rsquo;a peut-\u00eatre pas \u00e9duqu\u00e9 pour communiquer. Pardonnes-moi, je suis tellement triste sans toi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aurevoir \u00e0 tous. Critikale ferme ses portes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>20 &#8211; Le dernier article L&rsquo;article ci-dessous devait \u00eatre le dernier de Critikale. Ayant besoin d&rsquo;un refuge pour \u00e9crire et donner&nbsp;un peu de moi aux autres, le voici de retour. 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