La gentillesse comme signe de faiblesse

Je suis quelqu’un de foncièrement gentil, j’arrondi les angles, je manipule mes mots, j’essaie que toutes et tous se sentent en confort, je n’ouvre pas ma gueule de peur de blesser, d’engrendrer de la tristesse chez les gens, ces incroyables gens.

C’est terminé. J’en fais toujours trop, je ne pense jamais à moi, je n’arrive pas à m’identifier en tant que vivant dans cette vie, comme si j’étais une silhouette qui souhaite raccorder les hommes et les femmes ensemble, les serrer dans un nuage de gentillesse et dans un tourbillon d’étreintes. Cependant, cela affecte de plus en plus ma vie et ma santé.

Il faut toujours que j’aille dans le sens de tous, sans aller dans le mien, sans suivre ma voie. D’un chemin déjà bien pénible, j’arrive à des pentes sans fin et des fosses béantes que je me dois de franchir avec souvent de grandes difficultés et des bouts de vie massacrés. J’offre les plus beaux cadeaux, presque ridicules tellement c’est trop, mes belles intentions sont rarement découvertes et j’agis dans le noir le plus total, comme une ombre triste qui trace un sourire ridicule sur un visage déjà transparent.

J’ai eu 45 ans il y a peu. Le nombre risible de personne m’ayant souhaité mon anniversaire accompagne facilement ce texte de la dernière chance. Les amis, la famille, quelques collègues, tout ce beau monde, me souhaite une belle journée. Ils ne savent pas que chaque minute est une souffrance bien supérieure à celle déjà grandiose du jour passé. Je me sens inférieur à tous les niveaux, chaque personne que je croise doit certainement être mille fois supérieure à cette bonne pomme qui a perdu son énergie. Ce fruit moisi qui ne rebondi plus, non sans laisser à chaque rebond un bout de lui-même. En suintant, saignant, distillant son âme au moindre maigre choc.

Dès demain – it’s monday! – je vais essayer une autre technique pour communiquer. Un truc plus en accord avec le monde auquel je me grangrène. Quelque chose de plus familier pour mes interlocuteurs, pour tout le monde.

Critikale reviendra très bientôt 2 fois par semaine. Je pense à partir du lundi 27 juin. Je vais m’y forcer. Là encore, c’est un essai histoire de maintenir le site en ligne et d’arriver à une écriture régulière. 1 article sur les jeux vidéo et un autre sur d’autres trucs. Je parlerai de plusieurs titres (d’où l’absence maintenant de personnalisation des images en avant) et uniquement en vidéo d’un seul titre (ce qui arrivera en septembre si tout va bien…).

Sur ce, bon dimanche sur vos applaudissements.

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